Madagascar est une île-continent : mille six cents kilomètres du nord au sud, et des routes qui imposent leur rythme. La première erreur est de vouloir tout voir. Deux régions bien parcourues valent mieux que six survolées.
L'axe classique : la route nationale 7
De Tananarive à Tuléar, c'est l'itinéraire le plus fréquenté et le plus sûr, parce que la route est correcte sur la majeure partie. Il enfile les hautes terres et leurs rizières en terrasses, la ville d'Antsirabe, le parc de Ranomafana (forêt humide, lémuriens), le pays Zafimaniry, le massif de l'Isalo (canyons et piscines naturelles) et descend vers le canal de Mozambique. Comptez au minimum dix jours pour le faire sans courir.
L'est : les lémuriens et les baleines
Andasibe, à trois heures de la capitale, est le site le plus accessible pour voir des indri indri, les plus grands lémuriens, dont le chant porte à des kilomètres. Plus loin, Sainte-Marie est une île allongée, calme, où les baleines à bosse passent de juillet à septembre — l'un des meilleurs endroits au monde pour les observer.
L'ouest : les baobabs et les tsingy
L'allée des baobabs, près de Morondava, est l'image la plus connue du pays ; elle se visite en fin de journée. Plus au nord, les tsingy de Bemaraha, forêt de lames calcaires classée au patrimoine mondial, demandent un vrai effort d'accès : piste longue, saison sèche impérative, et une condition physique correcte pour les passerelles.
Le nord : mer et volcans
Nosy Be et son archipel concentrent l'offre balnéaire, avec des vols directs depuis l'Europe en saison. Diego-Suarez ouvre sur la montagne d'Ambre, les tsingy rouges et la mer d'Émeraude. Dans la montagne d'Ambre comme à la montagne des Français, l'usage d'un guide officiel est fortement recommandé, pour des raisons de sécurité autant que d'orientation.
Tananarive
La capitale se visite en une à deux journées : la ville haute, le palais de la reine, le marché artisanal, le lac Anosy. C'est aussi la ville où la vigilance doit être la plus élevée : les lieux fréquentés par les touristes sont précisément ceux qui sont visés, et l'on ne circule pas à pied après la tombée de la nuit.
Deux règles qui évitent la plupart des ennuis
Les parcs nationaux se visitent avec un guide officiel, c'est obligatoire et c'est aussi ce qui rend la visite intéressante : sans lui, on ne voit presque rien. Certaines zones sont déconseillées par les autorités françaises — la région d'Anosy et de Betroka, certaines sections de la rivière Tsiribihina, la plage de la Batterie à Tuléar, l'excursion du Pic Saint-Louis. Relisez la fiche officielle avant de partir : ces avis évoluent.
Baignade et eau douce
La bilharziose est présente dans tous les plans et cours d'eau douce du pays : évitez de vous baigner ailleurs qu'en mer ou en piscine. À Tamatave, certaines plages sont dangereuses en raison de la présence de requins.
Sources et liens officiels
- Portail officiel de l'e-visa malgache — le seul site à utiliser pour la demande en ligne ; tarifs et durées à jour
- Ministère des Affaires étrangères de Madagascar — représentations malgaches à l'étranger, certificat de coutume
- Organisation mondiale de la santé — recommandations sanitaires pour Madagascar
- Les conseils aux voyageurs de votre propre ministère des Affaires étrangères — à relire avant chaque départ : ils conditionnent aussi votre assurance voyage. Portails officiels : France · Belgique · Suisse · Canada · Luxembourg
- Votre poste consulaire à Madagascar, ou compétent pour Madagascar — état civil, mariage, urgences ; notez son numéro avant de partir. Annuaires officiels : France · Belgique · Suisse · Canada · Luxembourg
- Les démarches selon votre pays — visa, mariage, reconnaissance et venue du conjoint, pays par pays
