À lire avant tout le reste
Haïti fait l'objet des avis aux voyageurs les plus restrictifs de l'hémisphère : déplacements formellement déconseillés dans une grande partie du pays, y compris la capitale, pour des raisons de sécurité. Les assurances voyage n'y couvrent généralement rien, l'assistance consulaire est très limitée, et les liaisons aériennes ont été interrompues à plusieurs reprises.
En pratique, la plupart des couples transnationaux se retrouvent aujourd'hui ailleurs — en République dominicaine, aux États-Unis, au Canada ou en France, selon les possibilités de visa. C'est une conversation à avoir franchement, et tôt.
Le régime applicable
De nombreuses nationalités, dont les pays européens et nord-américains, entrent sans visa pour un séjour touristique, avec un droit d'entrée acquitté à l'arrivée. Passeport valable six mois après le retour. La formalité est donc légère ; ce n'est pas elle qui pose problème.
Santé
Aucune vaccination n'est formellement exigée, mais la mise à jour des vaccins usuels et l'hépatite A sont recommandées. Le choléra est réapparu ces dernières années : eau embouteillée exclusivement. Le paludisme est présent. L'offre de soins est très dégradée : une assurance couvrant l'évacuation sanitaire est indispensable, sous réserve qu'elle accepte la destination.
Trois règles qui valent pour toutes les destinations
- Passez par le portail officiel. Les sites qui « facilitent », « accélèrent » ou « vérifient » un visa facturent une prestation que l'État ne demande pas, et récupèrent au passage vos pièces d'identité. Le site officiel est toujours moins cher et souvent plus rapide.
- Un visa n'est pas un droit d'entrer. C'est une autorisation de se présenter à la frontière ; l'officier sur place décide. Ayez sur vous le billet retour, l'adresse du séjour et de quoi justifier vos ressources.
- Lisez les avis aux voyageurs de votre ministère avant de réserver, pas après. Ils conditionnent la validité de votre assurance et la capacité de votre consulat à intervenir.
Le passeport d'abord
La cause la plus fréquente d'embarquement refusé n'est pas le visa mais le passeport : validité insuffisante après la date de retour, pages libres manquantes, document abîmé. Vérifiez-le le jour où vous décidez du voyage, pas la semaine du départ — un renouvellement prend des semaines.
