Ce qu'on fait ensemble
La vie sociale ivoirienne se passe largement dehors et le soir : les maquis, restaurants de plein air où l'on mange du poisson braisé et où la musique joue, sont le lieu par excellence. Les concerts, les plages du week-end à Bassam ou Assinie, les matchs et les fêtes de famille structurent le reste.
Un couple mixte ne surprend personne à Abidjan. En dehors de la métropole, la discrétion est de mise sans être une contrainte lourde.
La première visite
- Demandez qui il faut saluer, et dans quel ordre. Dans une famille élargie, la hiérarchie des aînés est une information que tout le monde connaît sauf vous.
- Passez par un porte-parole. Beaucoup de choses importantes ne se disent pas directement mais par un oncle ou un ami de la famille : c'est la norme, pas un contournement.
- Apportez quelque chose de partageable, et prévoyez qu'on vous nourrisse abondamment.
- Attendez-vous à rencontrer beaucoup de monde. La famille au sens ivoirien dépasse largement les parents et la fratrie.
Les langues
Le français est la langue officielle et il est parlé partout, mais une soixantaine de langues coexistent, et le nouchi, argot abidjanais, est la langue réelle de la jeunesse urbaine. Apprendre quelques expressions est un passeport social immédiat.
Deux points de vigilance
Les attentes financières se clarifient tôt : dot, cérémonie, soutien éventuel à la famille. Une règle annoncée vaut mieux qu'une générosité improvisée. Par ailleurs, vérifiez les avis aux voyageurs pour les zones frontalières du nord avant tout déplacement.
La question de l'argent, une fois pour toutes
C'est le sujet qui use le plus de couples binationaux, et il s'use beaucoup moins quand il est posé tôt.
- Décidez à l'avance ce que vous faites et ne faites pas, dites-le clairement, et tenez-vous-y. Une règle constante vaut infiniment mieux qu'une générosité irrégulière, qui crée des attentes d'un côté et de la rancune de l'autre.
- Distinguez l'aide ponctuelle de l'aide récurrente. La seconde devient un budget ; elle se discute à deux, avec un montant et une durée.
- Ne passez jamais par un tiers pour remettre de l'argent à la famille : cela crée des obligations que vous ne maîtrisez pas.
- Ce que vous donnez à l'un se sait de tous. Dans une famille élargie, il n'y a pas de transfert discret.
Rencontrer la famille
Ce n'est pas une étape de plus, c'est l'étape. Venez avec quelque chose — un présent modeste et partageable vaut mieux qu'un cadeau cher offert à une seule personne. Saluez les aînés en premier, acceptez ce qu'on vous offre, et apprenez trois phrases dans la langue : l'effet est hors de proportion avec l'effort.
