Le régime applicable
Le Bénin a mis en place l'un des dispositifs les plus commodes de la région : un visa électronique se demande en ligne sur le portail officiel, avec réponse en quelques jours et présentation de la confirmation à l'arrivée. Les ressortissants de la CEDEAO entrent sans visa. Passeport valable six mois après le retour.
La démarche prend une vingtaine de minutes et coûte peu. N'utilisez que le portail officiel : les sites intermédiaires facturent plusieurs fois le prix pour recopier votre formulaire.
La fièvre jaune, obligatoire
Le certificat de vaccination contre la fièvre jaune est exigé et contrôlé à l'arrivée. Il doit dater d'au moins dix jours. Le paludisme est présent toute l'année sur tout le territoire : prophylaxie à discuter avec un médecin, et protection contre les moustiques du crépuscule à l'aube.
L'arrivée
L'aéroport de Cotonou est en ville, à quelques kilomètres du centre — un confort rare en Afrique de l'Ouest. Les formalités sont rapides. Prévoyez tout de même d'être accueilli ou d'avoir réservé un transfert : les premières minutes sont celles où l'on se fait le plus surfacturer.
Rester plus longtemps
Le visa électronique couvre un court séjour, renouvelable une fois sur place. Au-delà, une carte de séjour se demande auprès de la direction de l'émigration et de l'immigration. Commencez la démarche dès l'arrivée si votre projet dépasse trois mois.
Trois règles qui valent pour toutes les destinations
- Passez par le portail officiel. Les sites qui « facilitent », « accélèrent » ou « vérifient » un visa facturent une prestation que l'État ne demande pas, et récupèrent au passage vos pièces d'identité. Le site officiel est toujours moins cher et souvent plus rapide.
- Un visa n'est pas un droit d'entrer. C'est une autorisation de se présenter à la frontière ; l'officier sur place décide. Ayez sur vous le billet retour, l'adresse du séjour et de quoi justifier vos ressources.
- Lisez les avis aux voyageurs de votre ministère avant de réserver, pas après. Ils conditionnent la validité de votre assurance et la capacité de votre consulat à intervenir.
Le passeport d'abord
La cause la plus fréquente d'embarquement refusé n'est pas le visa mais le passeport : validité insuffisante après la date de retour, pages libres manquantes, document abîmé. Vérifiez-le le jour où vous décidez du voyage, pas la semaine du départ — un renouvellement prend des semaines.
