Faire garder son enfant — Sénégal

Le programme des cases des tout-petits constitue le principal dispositif public de développement de la petite enfance, à côté des garderies privées urbaines et de la solidarité familiale.

Carte de situation — Sénégal — Faire garder son enfant
Sénégal. Carte de situation à contours simplifiés — données Natural Earth, domaine public.

Le cadre légal

Le Sénégal s'est doté au début des années 2000 d'un programme national de cases des tout-petits, structures de développement intégré de la petite enfance implantées dans les communes, articulant éveil, santé et nutrition. Les garderies et écoles maternelles privées sont nombreuses à Dakar et dans les grandes villes. La solidarité familiale demeure le principal mode de garde, et le préscolaire public reste concentré sur les trois-cinq ans.

L'écart entre Dakar et le reste du pays est considérable. Dans la capitale, l'offre privée est abondante mais chère ; en zone rurale, la case des tout-petits est souvent la seule structure, et son existence dépend de la commune.

La solidarité familiale absorbe l'essentiel de la garde, ce qui a un coût invisible : il repose sur les femmes de la famille, souvent au détriment de leur propre activité ou de leur scolarité lorsqu'il s'agit de grandes sœurs.

La question des daara est distincte de celle de la garde : il s'agit d'enseignement coranique, de qualité et de conditions très variables. Les autorités ont engagé un travail de modernisation et de contrôle, notamment sur les conditions d'accueil des enfants confiés.

Les points clés

Dispositif publicCases des tout-petits, développement intégré de la petite enfance
PréscolaireÉcoles maternelles publiques et privées, surtout urbaines
0-3 ansTrès peu d'offre institutionnelle ; famille et garderies privées
TutelleMinistère chargé de la Petite Enfance et de la Case des tout-petits
Mode dominantSolidarité familiale et aide domestique
DaaraÉcoles coraniques, nombreuses, de qualité très variable

En pratique

Coût et prise en charge

Une case des tout-petits est gratuite ou quasi. Une école maternelle privée coûte de 15 000 à 60 000 francs CFA par mois à Dakar, davantage dans les établissements bilingues. L'aide à domicile représente un salaire mensuel, souvent non déclaré, ce qui prive la salariée de toute protection.

Évolutions récentes

Le développement du préscolaire et l'extension des cases des tout-petits restent des axes affichés des politiques publiques, avec un objectif de meilleure couverture des zones rurales.

Où s'adresser

À savoir

La qualité des structures privées est très inégale : un établissement qui met en avant l'apprentissage précoce de la lecture n'est pas nécessairement adapté à un enfant de trois ans.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une case des tout-petits ?

Une structure publique de développement intégré de la petite enfance, combinant éveil, suivi de santé et nutrition, implantée dans les communes.

Existe-t-il des crèches pour les bébés ?

Très peu. L'accueil des moins de trois ans repose sur la famille et sur quelques garderies privées urbaines.

Combien coûte une maternelle privée à Dakar ?

De 15 000 à 60 000 francs CFA par mois, davantage dans les établissements bilingues.

Comment choisir une structure ?

Sur le nombre d'enfants par encadrante, la stabilité du personnel et les conditions matérielles, plutôt que sur le programme annoncé.

Sources et liens officiels

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